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Au Delà du Podium: Zoe Bergermann

28 novembre 2019

La scène au sommet du SBX féminin est difficile et il faut être capable d'encaisser les coups pour rester dans le top 10 mondial.  Zoe Bergermann est actuellement en 7ème position sur le circuit Mondial et elle continue de progresser. Elle a les yeux rivés sur l’objectif d'être au sommet du sport, ce qui signifie qu’elle ne lui reste que 6 femmes à battre pour y parvenir. Discutons avec Zoe pour en savoir un peu plus sur ce qui la fait vibrer et faisons l'effort de la regarder à la Coupe du monde SBX Barrels et Berms à la station de ski Big White, En Direct sur CBC, ou mieux encore, avec un drapeau en main à la ligne d'arrivée sur place à Big White en janvier.

 

Comment as-tu commencé la compétition de SBX ?

J'ai commencé le snowboard à l'âge de 9 ans et je me suis immédiatement intéressée au slopestyle et à la Demi-Lune. J'ai pris des leçons et j’ai participé à des compétitions de slopestyle et de Demi-Lune à mon club local, le Caledon Ski Club.  Après avoir remportée quelques-unes de ces épreuves, l'entraîneur du programme SBX m'a approché et m'a demandé si je voulais me joindre à l'équipe. Et le reste est historique.

 

Quelle place appelles-tu « ta maison » maintenant et pourquoi ?

Pour moi, la maison est Erin, en Ontario.  J'ai grandi là-bas, ma famille et mes amis sont là, ou du moins à proximité. Conduire de YYZ à Erin est la sensation la plus réconfortante, rien d'autre ne ressemble autant à la maison.

 

Tu as participé à plusieurs finales de Coupe du Monde et tu es monté sur le podium lors d’épreuves individuelles et par équipes en SBX.  Que faut-il pour se hisser au-dessus du peloton de tête chez les femmes pour devenir la meilleure athlète de SBX au monde ?

Une grande partie du défi afin d’être en mesure de s'élever au-dessus des "gros noms" du SBX est d’avoir la mentalité que vous pouvez y arriver!  J'ai toujours cru que j'en étais capable et quand j'ai obtenu mon premier podium individuel en Coupe du monde, c'était comme si j'avais finalement franchi une barrière mentale et je me suis prouvé que je suis plus que capable d'être l’une des meilleures athlètes de SBX au monde.

 

Qui considères-tu comme la référence en matière de SBX ? Est-ce qu’il y en a un(e) qui se démarque de toutes les autres ?

Bien sûr, Maelle Ricker, j'ai toujours rêvé d'entrer dans la porte à côté d'elle et de me mesurer aux meilleurs.  Mais l'avoir à mes côtés en tant qu'entraîneuse a été encore mieux que ce que j’imaginais. Actuellement en Coupe du Monde, je dirais que les Françaises ont une équipe très forte et qu'elles font un excellent travail en travaillant ensemble et en se poussant les unes les autres pendant l'entraînement.

 

En tant que discipline à la fois technique et agressive, de quel soutien les athlètes SBX ont-ils besoin pour gagner des départs, comprendre le meilleur choix de ligne, gagner de la vitesse exactement au bon moment et savoir quand faire des dépassements ? Cela ressemble à une course de haut en bas, mais on me dit qu'elle est en fait pleine de tactique et de planification. Parle-nous un peu de ce qui se passe en course au sommet de la haute performance de ce sport ?

Quand je regarde pour la première fois un parcours de SBX, je commence toujours par les détails techniques.  Quelles lignes dans les virages seraient les plus rapides, quels rouleaux devraient être pompés ou doublés, quelle devrait être la position de mon corps au-dessus des sauts et dans les virages etc. L'examen de ces petits détails permet aux athlètes et aux entraîneurs d'établir la ligne de course la plus rapide.  Une fois les qualifications terminées, c'est au tour des éliminatoires. C'est là que je passe de la technique à la tactique. En étudiant mes adversaires et en regardant des vidéos, j'apprends leurs habitudes de course et leur style. À partir de là, je visualise autant de scénarios et de résultats de course que possible afin d'être mieux préparée au moment de la course.  Dans l'ensemble, bien que je considère le SBX comme un art, c'est la façon de lier la technique à la tactique et d'être capable de faire des changements rapides sans trop réfléchir tout en liant l'ensemble du parcours aussi rapidement que possible.

Quels autres sports et intérêts as-tu et comment penses-tu que cela t’aide dans les courses de SBX ?

Au secondaire, je jouais au rugby, au football et je faisais de la lutte.  Si je n'avais pas choisi de réaliser mon rêve de SBX, je serais probablement allé à l'université dès la fin de mes études secondaires afin de jouer au rugby.

 

Comment te sens-tu à l’approche de la première Coupe du Monde FIS SBX Barrels et Berms qui aura lieu à Big White Ski Resort, en Colombie-Britannique, en janvier prochain ?

Tellement excitée !!! Première Coupe du Monde au Canada depuis 2013? Je ne m’en souviens même pas tellement ça fait longtemps. Big White est un excellent endroit et beaucoup de travail a été fait pour tenir l'événement et je suis si heureuse de participer de nouveau à des compétitions au Canada.  De plus, mes parents y seront pour me regarder et j'adore les voir aux courses.

 

T’es-tu entrainé souvent à Big White et penses-tu que cela te donnera un avantage contre le peloton international? 

Je ne me suis pas beaucoup entraîné à Big White.  Big White a accueilli une dizaine de Championnats Canadiens ainsi que plusieurs Nor Ams.  Donc oui, je suppose que j'ai beaucoup d'expérience en compétition à Big White. Je pense que le gros avantage c'est d'y avoir auparavant compétitionné dans les pires conditions météorologiques possibles tout en étant capable d'en tirer le meilleur.

 

Qui sont les femmes à battre pour la saison 2019 / 2020 ?

Il est vraiment difficile de dire qu’elles sont les femmes à battre avant le début de la saison.  Les parcours changent beaucoup d'une année à l'autre, ainsi que les lieux de compétitions. Selon la piste, cela peut être un avantage selon la force de certaines personnes ou alors un gros désavantage.  Cela dit, les femmes canadiennes ont beaucoup travaillé cet été et l'entraînement s'est très bien passé! Ce sont elles qu'il faut battre!

 

Comment s'est passée ta préparation pour la saison et à quoi cela ressemble-t-il ?

J'ai subi une chirurgie du genou en décembre dernier, alors j'ai fait beaucoup de réadaptation et d'entraînement au gym.  J'ai passé beaucoup de temps à travailler afin de reprendre des forces, puis pour être puissante, explosive et rapide. Puis nous avons eu un camp d'entraînement au Chili en août et c'est là que je suis revenue sur la neige et que j'ai commencé avec des exercices de virage de base.  À Saas-Fee, en Suisse, en octobre, j'ai commencé à faire des sauts et que j’ai tranquillement commencé à faire des partis techniques en parcours. Aujourd'hui, ici en Finlande, je suis de retour sur l’entièreté du parcours et je travaille en vue d'un entraînement spécifique à la course.

Comment c’est entre les hommes et les femmes en SBX ? Vous courez sur les mêmes parcours et à la même vitesse. Pourrait-on voir un événement mixte un jour?

C'est cool de voir que les hommes et les femmes de toutes les disciplines de snowboard (Alpine, Slopestyle, Halfpipe, Para et SBX) utilisent les mêmes parcours.  Pour le SBX en particulier, nous travaillons tous ensemble pour devenir meilleur en tant qu'équipe.

 

Lors de la Coupe du Monde de Big White, il y aura un événement de SBX par équipe. Comment fonctionne les courses de SBX par équipe et qu'est-ce qui les distingues tactiquement des courses individuelles? 

Pour l'épreuve par équipe SBX, il s'agit d'un homme et d'une femme en équipe. Les hommes commencent la course à la porte de départ ensemble comme lors des événements individuels.  Une fois que les hommes sont sur le parcours, les femmes entrent dans leur portillon de départ et une fois que leur coéquipier franchit la ligne d'arrivée, leur grille de départ s'ouvre et elles continuent la course. Sur le plan tactique, c'est la même chose pour les hommes, mais les femmes qui descendent deuxièmes doivent être prêtes à prendre le départ de la course dans n'importe quelle position.  Elles doivent aussi être prêtes à ce que les portes de départ de leur adversaire tombent et être en mesure de se concentrer sur leur propre porte.

 

Que préfères-tu faire? L'épreuve par équipe ou l’épreuve individuel? 

J'adore l'épreuve individuel bien sûr, c'est pour cela que j’ai commencé à faire du SBX et c'est là que je peux vraiment me dépasser.  Mais, je préfère faire les deux parce que l'épreuve par équipe est moins stressante et que je m'amuse énormément en compétition avec mes coéquipiers.

 

Merci Zoe!
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