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Dans les coulisses – SÉANCE MAZDA/KING SNOW- Partie 1

20 février 2020

C'est le jeudi 9 janvier, après un bref voyage en avion de Vancouver à Calgary. Crispin Cannon, Directeur Artistique du King Snow Magazine, arrive dans la nouvelle Mazda3 avec système de traction intégrale pour une livraison de produits Burton Snowboard en préparation du tournage. C'est un peu comme à Noël lorsqu'on découvre un tout nouveau snowboard Burton Custom, des bottes, des fixations, des lunettes et un casque Anon. L'excitation et la curiosité sur les performances du matériel me font rêver aux prochains jours. Je commence à monter les fixations sur la planche. Je branche mon nouveau fer à cirer "Iron Maiden" de Kuu et comme à l'époque des anciennes compétitions, je commence à faire fondre la cire dans la base de mon snowboard en prévision des jours froids qui s'annoncent. Le lendemain matin, nous prenons la route transcanadienne, au volant de l'une des deux Mazda3 à traction intégrale.

Dans le siège du conducteur de la nouvelle Mazda3 AWD, je me familiarise avec certaines de ses technologies. Je synchronise le Apple Car Play avec mon téléphone et pour mon plus grand plaisir, j'active les sièges chauffants et le volant chauffant. Assis dans un confort optimisé, j’ai pris la route avec enthousiasme et un sens de l'aventure. Les routes étaient dépourvues de neige, je quittais les limites de la ville et mes yeux gravitaient vers les sommets des montagnes enneigées que sont les Rocheuses. Alors que je me rapproche de la sortie de Kananaskis, des couches de neige ont solidifié les routes et le 4x4 était en marche. La voiture avait un comportement sportif avec la sensation d’être prêt du sol et une quantité surprenante de puissance sous la pédale de l'accélérateur. Pourtant, cette petite machine à 5 portes vous laisse un sentiment de confiance, de sécurité et de stabilité. Dans mon rétroviseur, je vois l'autre Mazda3 qui s'approche. Ce convoi de Mazda3 est à seulement 20 km de l'entrée de Fortress Mountain. Nous nous arrêtons à une barrière à la base de la montagne, sur une route enneigée et balayée par le vent qui nous a conduit jusqu’au sommet.

Un nuage de neige traîne derrière la Mazda de tête alors que nous remontons la piste d'essai non officielle, privée et sans encombre. Nous avons défié la traction intégrale en étant généreux sur la pédale d’accélération à chaque virage et comme un snowboard avec des carres fraîchement aiguisés, la voiture a gardé son cap. Même si l'objectif était de faire déraper la voiture dans chaque virage, la transmission intégrale et l'antipatinage ont fourni une adhérence et une stabilité implacables dans les virages, avec un style inébranlable. J'ai été impressionné par la rapidité avec laquelle nous avons gagné de l'altitude grâce à une puissance constante et un contrôle sans compromis.

Au moment où nous franchissons la crête du dernier virage, nous avons droit à une ligne de crêtes alléchantes qui accueille 4 ou 5 pistes de ski. La vue des pistes de ski nous permet d’apercevoir une équipe de skieurs de randonnée qui s'exerçait à la sécurité en cas d'avalanche et s'est rassemblée près de la "chaise triple canadienne" maintenant fermée. Cette vue m’a rendue nostalgique et me rappelait l'époque où Fortress Mountain fonctionnait comme une station de ski avant qu'elle ferme ses portes au public en 2006. Depuis lors, Fortress est devenue une station de « Cat-Ski », connue sous le nom de KaPow et toute personne ayant la chance d'y aller à accès à un vaste réseau de pistes non tracées et de terrains variés. Avec peu de distance restante à faire, nous nous sommes garés devant une rangée de portes de garage. À l'intérieur, nous avons été accueillis par "even-keel Mel", un gardien qui nous a accueillis et qui était responsable de l'alimentation de la cheminée du poêle - la seule source de chaleur dans un rayon de 30 km. Au-dessus du feu crépitant, il nous a informés, Crispin et moi, de l'état actuel de Fortress et de la façon dont elle a acquis son art unique qui caractérisait les murs autour de nous.

Nous nous sommes habillés, avons enfilé nos bottes et après le débriefing avec l'équipe de Fortress, Crispin et moi sommes partis en motoneige pour nous rendre sur le monticule de neige qui était désigné pour la création du saut. J'étais émerveillé par les vallées montagneuses des deux côtés de la ligne de crête qui nous entourait. Après avoir appuyé sur le bouton d'arrêt de notre motoneige, ça semblait agréablement silencieuse et très différent de la circulation intense typique et du bruit des télésièges à essence que l'on trouve dans les stations de ski. L'air était d'un calme accablant et la tranquillité régnait autour de nous. On se sentait petit, humble, c'était paisible. 

En admirant le paysage pittoresque qui nous entoure, nous prenons une minute pour évaluer le grand monticule de neige destiné à la construction du saut. Nous pouvons entendre les chenilles du « cat » au diesel traîner au loin, comme prévu, jusqu'au site de saut. À son arrivée, nous avons été accueillis par "Chris Mueller", l'opérateur du snowcat qui nous aiderait à construire le saut. Comprenant l'importance du temps limité lors des séances photos et vidéos en raison de la lumière du jour limitée dans ces montagnes, Crispin me réitère que l'objectif est d'avoir un saut assez grand pour effectuer un backside 720 confortablement et pas trop grand pour que cela interfère avec le taux de réussite de cette manœuvre. C'est dans cet esprit que nous nous sommes mis d'accord sur le point de départ et d'arrivée du saut. J'ai sauté dans le snowcat avec Chris aux commandes pour manœuvrer la neige avec ce qui semblait être un joystick rappelant un jeu vidéo Atari. Alors que j'étais assis sur le siège passager de cette machine, je me suis senti chanceux d'avoir participé au processus de création puisque j’admirais Danny Davis et le travail qu'il a mis de l’avant avec sa série de créations pour Peace Park, c'était cool!

Nous sommes revenus sur le site de saut le lendemain et nous avions du pain sur la planche. Avec des pelles à la main, Crispin et moi avons pu nous mettre d'accord sur un travail laborieux de pelletage pour enlever et façonner plusieurs mètres cubes de neige. Le but était de former notre rampe de lancement avec un amas de neige irrégulier pour en faire un triangle distingué avec des bords précis ressemblant à un bloc de fromage. L'esthétique joue un rôle important dans le tournage, où les détails minutieux deviennent un point central de la préparation et du tournage. Sur n'importe quel plateau, il est généralement crucial d'être conscient de l'endroit où vous marchez à tout moment car vos empreintes de pas suffiraient à rendre un plan inutilisable dans certains cas. Sachant que Crispin a travaillé avec de nombreuses légendes du snowboard canadien au cours des dernières décennies, j'ai trouvé le moment opportun pour lui demander lequel des Man Boys (une équipe de snowboard canadienne populaire) a l'éthique de travail la plus dure ? Il répond : "Chris Rasman, sans aucun doute. Il est facile pour les riders de perdre leur enthousiasme alors que la construction du saut est presque terminée". Les gens commencent à se détendre, avec un sentiment d'accomplissement avant que le saut ne soit réalisé. Je ne voulais pas encore m'installer, j'ai bien ri et nous avons utilisé notre rythme pour tenir le coup et rester au chaud.

L'équipe de production est arrivée le troisième jour et ce jour a été un jour de test pour l'équipe de tournage afin de passer en revue les angles et une occasion pour moi de pratiquer mes manoeuvres sur les éléments désignés - glisser sur un rail de 25 pieds et se familiariser avec un BS 7 sur un saut. Les températures oscillaient autour de -25 degrés Celsius et se dirigeaient vers un refroidissement de -34 pour les jours de tournage suivants.  Après quelques atterrissages réussis du BS 7 au saut le matin, je suis passé à la pratique du rail. J'ai déblayé la neige du corridor vers le saut avec l'aide d'une équipe de glisseurs (des employés à skis qui déneigent sur les côtés afin de dégager un chemin pour accélérer vers le module) pour le rail comme je l'ai fait pour le saut. J'ai pratiqué un « Frontside Bluntslide to Fakie » (de la face avant à la manoeuvre) sur la rampe jusqu'à ce que je sois en confiance, après avoir reçu quelques conseils d'un ami snowboarder, Will Fraser, qui a également assumé le rôle de photographe/vidéographe dans la voiture. Après cette mini-session de rail, j'ai décidé de tester le saut une fois de plus pour me faire une idée du protège-dents GoPro "GrillMount", qui devait être utilisé dans l'une des prises de vue souhaitées. Les températures avaient sensiblement baissé depuis le matin et une couche de nouvelle neige fraîche avait maintenant recouvert l'intérieur du corridor. Les nuages avaient rempli le ciel, rendant la montagne « flat light » (rendant le paysage contrasté de couleurs en une couverture blanche) devant moi. Je me laisse tomber en descendant le long de la piste de saut, alors que mes carres tassent la couche de neige fraîche qui se trouve en dessous de moi. J'accélère, en prenant une ligne plus directe que celle que j'ai prise toute la matinée (pour tenir compte de la couche de neige fraîche - sachant que cela ralentit généralement un rider). J'ai du mal à voir le bord du décollage. Avec ma perception de la profondeur - entravée - je ne pouvais pas dire si j'allais trop vite ou trop lentement mais quelque chose ne semblait pas normal à l'approche du saut.

À suivre dans la deuxième partie...

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Article by: Kyle Thomas

 

 

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